Toutes nos vies dans une tasse de thé

Il y a quelque chose qui nous rend tous plus proches et plus semblables … la cuisine. Et vous savez très bien quant on aime en parler, ici, dans ce portal qui vous pense toujours et qui nous donne la possibilité de nous sentir plus frères et soeurs. La fraternité en cuisine, qui représente le bon départ à la découverte des pages de notre histoire, nous fera compagnie dans cette lecture.

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Parfois il y a des arguments dont il est presque nécessaire de parler, même dans le secteur gastronomique, clairement. Bon, lisez bien cela. On parle d’un de nos plus grands amis, à savoir, le Thé. C’est un argument bien savoureux, car notre cher ami le thé a changé le cours de l’histoire de l’humanité dans beaucoup de périodes. Il faut considérer que la compagnie de commerce la plus puissante de son époque lui doit vraiment sa prospérité.

Il y a des questions qui s’imposent? Vous êtes-vous jamais demandé comment le thé a acquis une telle popularité? Mais, tout d’abord le thé d’où vient-il vraiment? Mais de Chine, comme un nombre incaculable d’innovations. – Qui l’aurait jamais dit …Des navigateurs hollandais ont parcouru des milliers de kilomètres pour se le procurer. Ils avaient leurs bonnes raisons de le faire.

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Toutes nos vies dans une tasse de thé

Le thé conquiert l’Extrême-Orient

Avant longtemps le thé conquit le Japon. Il y fut introduit par des moines bouddhistes chinois, lesquels arrivèrent au IXe siècle avec la théière dans la musette. Le thé remporta un tel succès auprès des Japonais que 400 ans plus tard le «chanoyu», un “rituel très savant” sur la manière de préparer et de servir une bonne tasse de thé, devint une institution nationale. Ce fut pourtant un chinois qui écrivit le premier livre consacré à la préparation du thé. Mais ici il est nécessaire de parler d’un personnage historique qui avait laissé ses traces dans « l’affaire du thé », c’est-à-dire, « Lu Yu ».

LuYu

Vers le 780 après Christ Lu Yu publia le célèbre Cha Jing – le livre du thé – qui devint la Bible des amateurs de thé. Lu Yu constata que la qualité du thé tient en grande partie à son arôme. En effet il s’aperçut que sa qualité et son goût ne dépendaient pas seulement de la plante elle-même, mais bien davantage, tout comme le vin, de facteurs tels que le climat et le sol. Influencée par Lu Yu – un homme de lettres – la Chine commença à affiner ses habitudes.

Il faut pourtant avouer que quand les japonais avaient déjà élaboré une cérémonie du thé, les préparations qu’en faisaient les Chinois n’étaient guère buvables. Bien que certains parmi les poètes Chinois avaient salué le thé en le dèfinissant de “écume aux reflets de jade” il faut admettre que leur breuvage ressemblait très souvent davantage à une soupe. Mais après Lu Yu les Chinois ne tardèrent pas à faire des « mélanges de thé« , commercialisés par centaines. Il n’est pas étonnant que le pays qui a donné le thé au monde lui en ait donné … le nom universellement connu. Le mot “thé” vient en effet d’un caractère chinois du dialecte amoi.

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Le thé et l’Europe

Quel était le rapport parmi le thé et les européens? En réalité les européens découvrirent tardivement une raison valable pour goûter une bonne tasse de thé. Marco Polo (1254-1324) qui était un marchand et un aventurier vénitien, voyagea beaucoup en Chine. Mais il avait parlé seulement une fois du thé dans ses récits de voyages. Mais il fallait attendre 200 ans, jusqu’à quand Giovanni Battista Ramusio – un autre marchand originaire de la ville de Vénise – fit à l’Europe la description précise de la production et de l’utilisation du thé. Au début du XVIIsiècle certains apothicaires d’Europe commencèrent à vendre en petites quantité cette boisson exotique nouvelle. À cette époque les Australiens disaient souvent cette affirmation <<Même pas pour tout le thé de Chine>> – affirmation qui signifiait “pour rien au monde”. En effet le prix du thé atteignait au départ celui de l’or. Toujours dans le XVIIe siècle les Hollandais avaient entrepris de commercer avec l’Extrême-Orient, le thé répresentant l’une de leurs importations les plus exotiques. Il y avaient des marchands qui parlaient souvent de ces commerces. Par example un marchand du nom de « Johan Nieuhof » parle de ces négociations avec les mandarins chinois, négociations qui venaient souvent couronner un banquet où l’on servait un certain breuvage. Après en avoir décrit la préparation et souligné qu’on l’avale à petites gorgées , aussi chaude que possible, il ajoute: << Les Chinois tiennent autant à ce breuvage que les alchimistes à leur “Lapidum Philosophorum” (la pierre filosofale) >>. Il taxa cette boisson de “soupe aux haricots” et le definit comme un remède efficace contre toutes sortes de maux.

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Toutes nos vies dans une tasse de thé

Si «les Anglais» sont aujourd’hui les plus grands consommateurs de thé, les Portugais et les Hollandais  les ont de toute façon aidés à s’y convertir. Une date est particulièrement significative pour comprendre l’histoire audacieuse du thé. C’était le 23 septembre 1658. Ce jour-là parut dans un journal anglais la première publicité pour cette nouvelle boisson appelée thé. Ce journal qui s’appelait “Mercurius Politicus” annonçait qu’une boisson – que chez les Chinois était appelée “tchan” – et les autres qualités du thé, serait vendue au <Sultan’s Head>  l’un des cafés de Londres. Catherine de Bragance, Princesse Portugaise, trois ans plus tard, devint l’épouse du Roi d’Angleterre Charles II. Elle était considérée l’une de plus grande experte du Thé. Elle introduisit “l’heure du Thé” à la cour anglaise. Bien que le thé fût produit à des milliers de kilomètres de là, on en importait à Londres des quantités toujours plus importantes. Le thé était soudain devenu la boisson à la mode dans toute l’Angleterre et ailleurs dans d’autres Pays. La “Compagnie des Indes orientales” acquit des droits exclusifs sur le commerce de thé en Chine et eut ainsi le monopole de ce marché avec l’Extrême-Orient.

Tôt dans l’histoire du thé, spécialement grâce à – la grande quantité de caféine – qu’il contient, on lui a reconnu un effet stimulant. Autrefois les apothicaires le vendaient aussi comme « remède » pour des maladies comme, par exemple, l’hydropisie ou le scorbut. Les excès de table et le manque d’appétit étaient aussi contemplés. On a découvert désormais que le thé contient certaines des vitamines du groupe B. Sa consommation constitue toutefois un apport supplémentaire de caféine. Malgré tout, il faut rappeler que dans une société occidentale, soucieuse de calories, il est utile de savoir qu’une tasse de thé ne contient que – quatre calories – (sans lait ni sucre).

Attention: le thé s’abîme vite, donc il ne peut être stocké que quelques mois. Il est bien de le conserver dans un endroit approprié. Il ne faut jamais le ranger avec des épices ni des herbes aromatiques, car le thé prend facilement le goût de tout ce qui est entreposé à proximité.

Le thé glacé est aussi une boisson savoureuse. Une expérience particulière qu’on voudrait rappeler ici est celle-ci: à l’exposition universelle de Saint-Louis en 1904, un commerçant anglais, qui n’arrivait pas à vendre son “thé fumant” aux visiteurs qui étaient accablés par la chaleur, le versa purement et simplement sur de la glace … la boisson d’été qui rafraîchit l’Amérique était née de cette manière …une invention très appréciée.

Il existe aujourd’hui des centaines de sortes de théiers, tous “hybrides” de trois variété principales.

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La région qui produit plus de thé est « l’Assam », situé dans l’État du même nom, au nord de l’Inde. Les plantations de théiers se situent généralement dans les régions montagneuses – où la terre ne retient pas l’eau – et il est obligatoire de préciser que le thé le plus raffiné vient – dit-on – de «Darjeeling»l’acidité du sol et le climat humide se combinent pour produire l’un des meilleurs thé au monde. Souvent le Darjeeling a mérité le tire de “Terre Promise” du thé. La récolte est saisonnière à Darjeeling. Les cueilleurs s’activent en mars et en avril à ramasser les premières pousses – les deuxième pousses, cueillies durant l’été, ont un arôme fort et la couleur de l’ambre. Plus les pousses sont jeunes et tendres, meilleur sera le thé. Les thés ordinaires, eux, sont récoltés plus tard, en automne. Naturellement la cueillette exige beaucoup de soin et habileté, car les presque 35.000 pousses qu’un ouvrier expérimenté peut ramasser en une journée de travail ne donneront que six kilos de thé Darjeeling. Après quatre phases de préparation se succéderont. Au commencement, « le flétrissage » qui fait perdre aux pousses vertes et tendres environ 30-35% de leur humidité et les rend lisses et souples. Après il suit le « roulage«  où les parois cellulaires des feuilles sont déchirées – libérant les substances naturelles – qui donnent au thé sa saveur particulière. Il suit la troisième étape, appelée « fermentation ». Ici les feuilles, d’un vert jaunâtre, prennent leur couleur « cuivrée » caractéristique. Les feuilles déchirées sont étalées sur des tables dans un lieu humide et commencent à fermenter. Après elles commenceront à sécher. C’est à ce moment-là que les feuilles virent au « noir ». Seulement quand l’eau bouillante sera versée sur elles, les feuilles retrouveront leur couler cuivrée. Finalement, les feuilles séchées sont triées et emballées dans les caisses de contreplaqué tapissées de papier aluminium et de papier de riz. Une seule étape reste maintenant, celle qui voit les feuilles envoyées au commerçants du monde entier. Le thé sera ensuite «mélangé», étant désormais prêt à infuser dans les théières partout dans le monde.

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Toutes nos vies dans une tasse de thé

Combien de manières de boire une bonne tasse de thé, et combien d’histoire l’on peut trouver derrière les différentes étapes de son chemin. En effet, le thé fut une aubaine pour certains gouvernements confrontés à des Difficultés économiques. Tout d’abord, on préleva une taxe journalière sur la quantité réelle de thé consommée dans les Cafés de la capitale anglaise. Des taxes qui atteignaient jusqu’à 90% de la valeur du produit et l’augmentation de la demande provoquèrent « l’apparition » de «Réseaux de Contrebande» spécialement sur la côte sud de l’Angleterre. Mais il ne faut pas oublier l’Amérique, où la Guerre d’Indépendance éclata à cause d’une taxe de trois pence sur la livre du thé. Des habitants de Boston s’élevèrent contre celle qui était définie comme une « taxe dérisoire mais tyrannique ». Vraiment furieux, les colons, dont certains s’étaient déguisés en indigènes (indiens), prirent d’assaut trois navires de la Compagnie des Indes Orientales. Ils éventrèrent les caisses qui contenaient le thé et jetèrent par-dessus bord toute la cargaison. C’est ici que la l’expression  «Tea Party of Boston» devint célèbre dans le monde. Le reste appartient à l’histoire. Mais un autre conflit – la Guerre de l’Opium – éclata à cause du thé. Á l’époque la Chine n’importait aucune marchandise européenne, et échangeait ses exportations de thé contre de l’argent-metal. Malgré tout, l’opium – bien qu’interdit – n’en était pas moins une marchandise très convoitée. la Compagnie des Indes Orientales décida alors de satisfaire la grande demande chinoise en échangeant Opium contre Thé. Quand le gouvernement chinois interdit ce négoce illégal beaucoup d’escarmouches se déclenchèrent. Mais les chinois n’avaient pas gagné cette guerre. On exporta à nouveau du thé en Grande-Bretagne, et la Chine fut contrainte d’accepter les importations d’opium.

Généralement les Frisons – dans le nord de l’Allemagne – dégustent leur thé avec un morceau de sucre candi blanc et de la crème, les Tibétains l’additionnent de sel et de beurre de yack, les Marocains le parfument avec de la menthe, tandis que les Anglais le boivent avec du lait. Mais aujourd’hui encore, là où il est possible, de nombreux amateurs de thé adhèrent à « l’ancienne formule » de Lu Yu et le préparent avec de l’eau de source qu’ils font bouillir.

2014_05_22_shutterstock_185077517teaweb-only-676x450_rsz_crpC’est beau que de parler de cuisine – c’est beau que de trouver le temps pour revisiter les pages de l’histoire de l’humanité au travers de nos spécialités les plus aimées et les plus répandues dans le monde entier. Une autre manière de retrouver une « Fraternité à table ». Parfois il y en a besoin . . . tous ensemble et unis. Que la paix se révèle en nous et autour de nous. Merci à vous tous pour votre aimable fidélité.

Bonjour et rendez-vous à bientôt.

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